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Le
cyclone Katerina et ces effets, les inondations répétées dans toute
l’Europe, l’intensification des problèmes de désertification pose la
question du réchauffement climatique.
Les effets de ce phénomène connu sont multiples mais difficilement
mesurable sur les milieux tempérés et chauds. Les zones froides sont
les réelles victimes, actuellement, de ce phénomène.
De toute évidence,
le climat de la Terre a évolué localement et à l’échelon mondial
depuis l’époque préindustrielle. La majeure partie du réchauffement
des cinquante dernières années est imputable aux activités humaines.
Selon les prévisions, le climat pourrait se réchauffer de 1,4 à
5,8°C d’ici à la fin du siècle. Il sera plus instable avec une
augmentation de la fréquence, de l’intensité et de la durée des
phénomènes climatiques extrêmes tels que les vagues de chaleur, la
sécheresse, les précipitations provoquant des inondations, etc.
Les effets du changement climatique se font déjà sentir en France
et dans le monde. Les changements climatiques ont et auront des
incidences sur la vie des êtres humains, les systèmes écologiques et
l’économie dans tous les pays. Les coûts associés à ce réchauffement
seront colossaux. Une réduction des émissions de gaz à effet de
serre bien supérieure aux objectifs de Kyoto sera nécessaire d’ici à
la fin du siècle. Il est possible d’atténuer les impacts du
changement climatique : cela demande une action immédiate et de long
terme.
L’atmosphère de la Terre retient en partie la chaleur que lui
apporte le soleil. Les gaz à l’origine de cet effet naturel sont
essentiellement la vapeur d’eau et le dioxyde de carbone. Sans cet «
effet de serre » naturel, la Terre connaîtrait des températures
inférieures de 30 °C, ce qui la rendrait inhabitable. Mais quand les
concentrations de gaz augmentent au-dessus de leur niveau naturel,
le réchauffement supplémentaire qui en résulte menace les équilibres
planétaires.
Les gaz à effet de serre émis depuis deux siècles par les
activités humaines intensifient le phénomène naturel d’effet de
serre. Il s’agit en majorité (à 60 %) – et en proportion croissante
– du gaz carbonique qui provient de la combustion des énergies
fossiles : charbon, pétrole et gaz.
Les gaz à effet de serre sont des gaz dont les propriétés physiques
sont telles que leur présence dans l'atmosphère terrestre contribue
à un effet de serre à la surface de la Terre (voir aussi
réchauffement climatique). Les principaux gaz à effet de serre sont
la vapeur d'eau, le dioxyde de carbone, le méthane, l'oxyde nitreux
(ou protoxyde d'azote) et l'ozone. Les gaz à effet de serre
industriels incluent les halocarbones lourds (fluorocarbones
chlorés), CFC, molécules de HCFC-22 comme le fréon et le
perfluorométhane et l'hexafluorure de soufre (SF6).
Les gaz à effet de serre sont transparents à certaines longueurs
d'onde des rayonnements solaires, ce qui permet à ces derniers de
pénétrer profondément dans l'atmosphère ou jusqu'à la surface du
globe. La partie du rayonnement absorbée par la Terre lui apporte de
la chaleur, qu'elle restitue à son tour en direction de l'atmosphère
sous forme de rayons infrarouges.
Les gaz à effet de serre et les nuages empêchent une partie des
rayonnements infrarouge de s'échapper, emprisonnant ainsi la chaleur
près de la surface du globe, où elle réchauffe l'atmosphère basse.
L'altération de la barrière naturelle des gaz atmosphériques peut
augmenter ou réduire la température moyenne de la Terre.

(répartition des gaz à effet de serre dans les différents corps de
métiers)

Les dernières années
ont donné un aperçu des risques que ferait courir le changement
climatique au continent européen :
même si nous ne disposons pas du recul suffisant pour attribuer tel
ou tel événement météorologique extrême (tempête, inondation, vague
de chaleur…) au dérèglement climatique, les faits observés sont
cohérents avec les prévisions du Groupe d’experts
intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec)
Par ailleurs, la modification des écosystèmes (floraisons,
migrations, périodes de végétation) et des conditions agraires
(dates de récoltes, conditions hydriques) prouvent la réalité du
changement climatique.
Les différents scénarios, très hétérogènes, conduisent à des
émissions de gaz à effet de serre très différentes, et donc à des
augmentations de la température mondiale par rapport à 1990
comprises entre 1,4 et 5,8 °C en 2100. L' augmentation de la
température mondiale aura notamment pour conséquence les changements
suivants :
- des températures maximales plus élevées, un nombre de jours chauds
et des vagues de chaleur plus nombreux ;
- des températures minimales plus élevées, moins de jours froids et
de gel ;
- des précipitations plus intenses sur de nombreuses régions ;
- des sécheresses estivales accrues ;
- une augmentation de l’intensité des pointes de vent lors des
cyclones.
En France, certains
effets du dérèglement climatique sont déjà visibles : élévation de
0,9 °C en un siècle de la température moyenne annuelle ; retrait des
glaciers, floraisons précoces. L’été 2003 correspond bien aux
simulations du Giec, qui prévoient notamment l’accroissement des
températures nocturnes. Selon Météo France, cet épisode « dépassait
de très loin tout ce qui a été connu depuis 1873 par son intensité
et sa longueur » (4 °C de plus sur les températures extrêmes).

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Septembre 2005, mois le plus chaud jamais enregistré sur la
planète
Septembre a été le mois le plus chaud jamais enregistré sur la
planète depuis que les températures sont prélevées scientifiquement
en 1880, a indiqué vendredi le Centre national océanique et
atmosphérique américain (NOAA).
La
température moyenne était de 0,63 degré Celsius (1,13 degré
Fahrenheit) au-dessus de la moyenne, selon un communiqué du NOAA
publié sur son site internet.
Il
s'agissait du deuxième mois le plus chaud depuis septembre 2003
quand la température moyenne avait été de 0,57 Celsius (1,02 degré
Fahrenheit) supérieure à la moyenne.
Aux
États-unis, septembre 2005 n'a été que le quatrième mois le plus
chaud depuis 1880 avec une température moyenne de 1,4 degré Celsius
(2,6 degrés Fahrenheit) au-dessus de la moyenne.
La
Louisiane, frappée par le cyclone Katrina le 29 août, a connu son
mois de septembre le plus chaud depuis 111 ans et 27 autres États
américains ont aussi enregistré des températures moyennes record ce
même mois.
Le
28 septembre, le Centre National américains sur les neiges et les
(NSIDC), avait annoncé une forte réduction de la calotte glaciaire
arctique pendant l'été 2005 et ce pour le quatrième été consécutif,
un phénomène attribué au réchauffement du climat.
"Étant donné le bas niveau record des glaces cette année à
l'approche de la fin septembre, 2005 va presque certainement
surpasser 2002 pour la plus faible superficie de glace dans
l'Arctique depuis plus d'un siècle", avait alors déclaré Julienne
Stroeven, une des scientifiques du NSIDC.
Ces
observations et mesures sont effectuées à l'aide de satellites de la
Nasa, l'agence spatiale américaine.
"A
ce rythme, l'Arctique n'aura plus de glace pendant la saison d'été
bien avant la fin de ce siècle", avait-elle ajouté.
Octobre 2005, chaud record pour le globe
L'anomalie globale moyenne de la température pour les surfaces
combinées de terre et d'océan pour octobre (basé sur des données
préliminaires) était 1.22°F (0.68°C) au-dessus du moyen du long
terme 1880-2004. C'était le plus chaud un tel mois depuis 1880 (le
commencement des disques instrumentaux fiables). Les températures de
surface de terre étaient également les plus chaudes sur le disque
pour octobre avec le réchauffeur que les conditions moyennes à
travers beaucoup de secteurs du globe, y compris le Canada, la
Scandinavie, la Russie, les ETATS-UNIS, le Brésil et l'Afrique
nordique. Les températures d'océan étaient des 4èmes le plus haut
sur le disque. Les états neutres d'cEnso demeurent dans le Pacifique
tropical à la fin du mois.
http://www.noaa.gov/
Hiver 2006/2007 le plus chaud jamais
enregistré sur le globe
Les températures
mondiales enregistrées entre décembre et février ont été les plus
élevées jamais répertoriées à cette période de l'année, avec une
température moyenne supérieure de 0,72 °C à la moyenne du XXe
siècle, selon l'Administration
américaine océanique et atmosphérique
(NOAA).
Il s'agit de la
température moyenne la plus haute jamais enregistrée depuis que les
relevés systématiques ont débuté, en 1880, en raison notamment d'un
mois de janvier exceptionnellement chaud au niveau mondial, précise
la NOAA.
La NOAA ne conclut
toutefois pas que les émissions de gaz à effet de serre soient à
l'origine de cette hausse des températures. Pour Jay Lawrimore,
responsable du centre national de données climatiques au sein de la
NOAA, "les facteurs qui ont contribué [à cette hausse des
températures] sont une tendance à long terme au réchauffement
ainsi qu'un El Nino modéré dans le Pacifique."
En janvier, les
températures mondiales, à la fois terrestres et océaniques,
constatées par la NOAA ont été les plus élevées jamais répertoriées.
De décembre à février, la moyenne des températures océaniques est la
deuxième plus haute jamais enregistrée, soit 0,06 °C en dessous du
record établi en 1998, au plus fort du phénomène El Nino.
Les scientifiques
de la NOAA soulignent par ailleurs une accélération de la hausse des
températures. Au siècle dernier, les températures mondiales ont
progressé à un rythme de 0,06°C tous les dix ans."Mais ce taux de
progression a été trois fois plus élevé depuis 1976, soit 0,18 degré
tous les dix ans, avec certaines des plus fortes augmentations de
températures intervenues dans les latitudes élevées de l'hémisphère
Nord", près du pôle Nord, ajoute la NOAA.
Début février, le
quatrième rapport scientifique du Groupe intergouvernemental
d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) a, pour sa part, souligné
que les émissions de gaz à effet de serre dues à l'activité humaine
risquent de causer de graves dérèglements climatiques, avec un
réchauffement qui pourrait aller jusqu'à + 4 °C d'ici à la fin du
siècle et une hausse du niveau des mers jusqu'à 58 cm.
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